Le 1er mai n'est pas négociable !
Par Lenny LE FLOCH photo de profil Lenny LE FLOCH
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Le 1er mai n'est pas négociable !

Défendre le 1er mai, c’est défendre la dignité des travailleurs et travailleuses. C’est rappeler que ce jour n’est pas négociable, qu’il appartient à celles et ceux qui produisent les richesses.

 

Ce qui se passe aujourd'hui à l’Assemblée nationale est un véritable scandale : les macronistes ont procédé à un 49.3 parlementaire, une motion de rejet sur leur propre texte afin de s'attaquer au 1er mai.

C’est une offensive claire de la bourgeoisie contre un conquis social majeur. Ils veulent supprimer le 1er mai, jour férié depuis 1947 par un coup de force mais nos droits ne sont pas à vendre !

Le 1er mai n’est pas un jour férié comme les autres. Il est le fruit des luttes ouvrières, né de la revendication de la journée de huit heures à la fin du 19ème siècle. Il incarne une victoire historique contre l’exploitation, un moment où les travailleurs ont imposé leurs droits face à la bourgeoisie et au capitalisme. Ce jour, arraché par la mobilisation, est devenu la Journée internationale des travailleurs. Y toucher, c’est attaquer l’ensemble de ces conquêtes.

Ce que propose aujourd’hui le pouvoir, c’est d’ouvrir une brèche. Une brèche qui profitera aux grandes enseignes au détriment des petits commerces, des artisans, des indépendants. Une brèche qui renforcera encore la domination des puissances économiques sur celles et ceux qui vivent de leur travail.

Face à cette attaque, tous les syndicats, sans exception, se sont immédiatement rassemblés pour exiger le retrait de ce texte. Leur unité est à la hauteur de l’enjeu. Défendre le 1er mai, c’est défendre la dignité des travailleurs et travailleuses. C’est rappeler que ce jour n’est pas négociable, qu’il appartient à celles et ceux qui produisent les richesses.

Dans le même temps, un fait politique majeur doit être souligné : l’extrême droite a choisi de voter avec la droite et la Macronie. Une fois de plus, elle révèle son vrai visage. Derrière ses discours prétendument « sociaux », elle se range du côté de la bourgeoisie et des intérêts économiques dominants. Elle n’a jamais été, et ne sera jamais, du côté des travailleurs et travailleuses.

 Nous portons une autre vision : celle d’une société où le travail ne rime pas avec soumission, où les droits sociaux sont protégés et étendus, où la dignité humaine passe avant les profits.

Le triangle rouge que nous portons, nous insoumis•es, s'inscrit dans cette histoire. Symbole des luttes pour la journée de huit heures, symbole de résistance face à l’oppression, il rappelle que chaque avancée sociale a été conquise dans la lutte.

 

Le 1er mai appartient aux travailleurs et travailleuses !

 

 

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Lutte des classes