Aujourd’hui, nous commémorons l’anniversaire de la Commune de Paris, cette irruption du peuple dans l’histoire, cette tentative immense de faire vivre une République sociale, démocratique et profondément égalitaire.
Il y a 155 ans, pendant 72 jours, les fédérés ont montré qu’un autre monde était possible : référendum révocatoire, école gratuite et laïque, réquisition des logements vides, séparation de l’Église et de l’État, contrôle des élus par le peuple, début d’une démocratie directe. Autant de mesures qui résonnent encore aujourd’hui comme des évidences pour qui refuse les injustices.
Face à eux, la violence de l’ordre établi fut impitoyable. Malgré la répression, l’idéal de la Commune n’a jamais disparu. Il continue de vivre dans chaque lutte sociale, dans chaque mobilisation populaire, dans chaque espoir de transformation radicale.
En tant que militant de La France insoumise, et membre des insoumis communistes, je revendique cet héritage. Non pas comme un souvenir figé, mais comme une boussole pour notre temps.
Aujourd’hui, le peuple est à nouveau méprisé. Les riches décident, les puissants s’accaparent tout, et la démocratie est vidée de son sens. Mais comme en 1871, rien n’est figé.
Ces municipales sont un moment clé. Elles peuvent être un levier pour faire vivre, à notre échelle, l’esprit de la Commune : des villes solidaires, féministes, écologiques, antiracistes, anti-impérialistes, démocratiques, où le pouvoir appartient réellement aux habitants et non à une caste de privilégiés !
Faire vivre l’esprit de la Commune aujourd’hui, c’est refuser la résignation. C’est croire à la force du collectif. C’est préparer les ruptures nécessaires.
Faire de nos communes des espaces de résistance, d’invention, de réelle démocratie pour qu'avance le communalisme et advienne la 6ème République.
Vive la Commune ! Vive la République sociale !