8 mars - Ville communaliste, ville féministe
Par Silvia Capanema photo de profil Silvia Capanema Farida Amrani photo de profil Farida Amrani Françoise QUAINQUARD photo de profil Françoise QUAINQUARD
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8 mars - Ville communaliste, ville féministe

Ce 8 mars, journée internationale des droits des femmes marquera cette année, à la veille des Municipales, une offre politique pour elles de voter pour ces listes qui ont fait le choix de mettre, au cœur de leur programme, la place pleine et entière des femmes dans la cité.

 Un livre de l’institut la Boétie, Pour un nouveau communalisme : les communes au cœur de la révolution citoyenne (2025), est devenu une référence pour les élections municipales du 15 et 22 mars. Ce travail collectif revient sur les choix antidémocratiques qui provoquent la disparition progressive des services publics de proximité dans cette période néolibérale.

Les structures qui assuraient les liens sociaux, la culture, le logement, les espaces publics communs, ont été cédées au secteur privé ce qui provoque l’éloignement accéléré des citoyennes et citoyens. Les notions « d’attractivité » sont intégrées au cœur des projets municipaux, accentuant les phénomènes de gentrification. On clôture les parcs, on démolit les cités, en dispersant leurs habitants, on remplace la présence humaine par des caméras et les guichets d’accueil par les services numériques. On réduit l’offre de santé publique, de loisirs pour les jeunes, les espaces associatifs sont remplacés par des magasins ou des espaces privés, et ainsi de suite. 

Nous revendiquons l’héritage et le projet du communisme municipal. Les services publics de proximité, les colonies de vacances pour les enfants, les centres de loisirs, les fêtes populaires, les espaces pour les jeunes, les services de santé et de solidarité, les crèches, les bibliothèques. Cet héritage, nous souhaitons le mettre à jour, le revisiter et porter un projet contemporain, à la hauteur des urgences sociales.

 Quand la situation des femmes progresse, toute la société progresse

Les mères de familles nombreuses ou monoparentales, parents d’élèves, sont investies dans de nombreuses associations, employées, travailleuses et femmes au foyer, elles sont partout. Mais elles ne sont pas toujours reconnues à la hauteur de la force qu’elles représentent dans la cité

Notre projet insoumis et communaliste est un projet féministe, basé sur la parité dans toutes les instances. Notre projet revendique les acquis sociaux et économiques, et propose d’assurer la présence des femmes dans l’espace public, les lieux démocratiques et de création. 

Quand nous proposons de créer des cartes d’entrée au tarif réduit pour les familles monoparentales, nous pensons tout d’abord aux femmes,

Quand nous insistons sur des espace publics bien aménagés, éclairés, avec la présence d’une police de proximité agissant aux côtés d'autres agent-e-s de terrain (gardes environnementaux/environnementales, médiateurs/médiatrices), nous pensons aux femmes tout d’abord. 

Quand nous valorisons les agent-e-s et notamment proposons la ré internalisation des services qui ont été privatisés, comme le ménage dans les écoles, nous défendons avant tout la situation économique et sociale des femmes, les plus nombreuses dans ces métiers. 

Quand nous pensons à l’accessibilité, aux villes non validistes et au handicap, ce sont aussi les femmes qui se trouvent au centre de la question, comme actrices et très souvent comme aidantes. 

Quand nous proposons d’inclure pleinement les collectifs et associations dans la vie démocratique, pour des villes de la révolution citoyenne, nous pensons aux femmes.  

- Assurer 100% de moyens de garde d’enfants, en combinant les accueils en crèche et les assistantes maternelles, usagères de nos parcs et ludothèques, ainsi que des différentes maisons de l’enfant et espaces relais 

- Protéger les femmes victimes des violences et les mineures soumises à la prostitution 

Cela fait partie des ambitions de notre projet, en lien avec les associations spécialistes. 

Dans toutes les communes où les têtes de liste sont issues de FI, les femmes ont été écoutées. Les candidat-tes se sont engagé.es à faciliter l’accès des femmes à la gestion municipale, répondant ainsi à leur aspiration légitime, leurs droits revendiqués et fondamentaux.

Ce 8 mars, journée internationale des droits des femmes marquera cette année, à la veille des Municipales, une offre politique pour elles de voter pour ces listes qui ont fait le choix de mettre, au cœur de leur programme, la place pleine et entière des femmes dans la cité.

 « Simple, forte, aimant l’art et l’idéal, brave et libre aussi, la femme de demain ne voudra ni dominer, ni être dominée »  (Louise Michel) 

• Silvia Capanema, conseillère départementale de Seine-Saint-Denis, candidate sur la liste municipale à Saint-Denis, « Ensemble, retrouvons l’espoir »

• Farida Amrani, députée de l’Essonne, tête de la liste municipale, « Changeons Évry-Courcouronnes »

• Françoise Quainquard, insoumise communiste féministe

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